Vaugé
Traité de l'espérance chrétienne
09 janvier 2009 20:45
Nous avons mis en ligne une édition
corrigée du Traité
de l’espérance chrétienne de Gilles Vaugé, prêtre de
l’Oratoire. Voici la recension de ce livre dans la Bibliographie catholique en 1846 :
Ce livre n'est point nouveau, quoique son titre ne l'indique pas ; son auteur est mort il y a plus d'un siècle, et il avait eu une nouvelle édition en 1777. Son mérite lui a valu aussi une traduction en italien par Louis Riccoboni. L'auteur montre les maux que cause aux âmes le défaut de confiance en Dieu, il fait voir les rapports qui existent entre la foi et l'espérance, il développe les fondements et les motifs de l'espérance chrétienne, il montre combien elle est agréable à Dieu, utile à celui qui la possède, comment on doit la conserver au milieu de ses fautes, au milieu même des plus grands périls. La profondeur, la clarté, l'onction avec lesquelles les matières sont traitées font de ce livre un des meilleurs pour les personnes pieuses souvent tentées de défiance ; il ne sera pas moins profitable aux pécheurs à qui la confiance est aussi nécessaire pour revenir à Dieu.
Une mise au point a paru plus tard dans la même revue :
Nous lisons l'article suivant de quelques lignes dans la septième livraison d'une Revue nouvelle intitulée la Voix de l'Église, page 232.
Traité de l'espérance chrétienne, par G.Vaugé. - Ce livre, qui vient d'être réimprimé, est loué par la Bibliographie catholique et le Bulletin de censure, comme un ouvrage profond, clair, solide, plein d'onction, etc. Nous qui l'avons lu avec attention, nous le trouvons, au contraire, sec, peu solide et manquant d'exactitude. L'auteur, prêtre de l'Oratoire, était affilié au parti janséniste. En voici une preuve : « Quelque éclairé que soit l'esprit sur tous les devoirs de la justice chrétienne, il ne les accomplira jamais, si la volonté n'est fortifiée par une grâce puissante et efficace, qui n'est due à personne et qui n'est point donnée à tous (p 59). » — Si les rédacteurs de la Voix de l'Église ont eu l'intention de nous donner un avertissement charitable, nous les en remercions ; si, au contraire, ils ont voulu faire une critique maligne, nous l'acceptons également ; car nous ne sommes pas de ceux qui refusent d'avouer une erreur et de la réparer. Nous nous sommes toujours bien trouvés de notre droiture pour vouloir nous en départir. Nous savions, avant que ces messieurs nous l'eussent appris, que le Père Vaugé avait été secrètement affilié au parti janséniste, mais qu'il s'était appliqué à le dissimuler.
Nous avouons que la phrase citée plus haut se trouve, en effet, dans le livre en question, et qu'elle nous avait échappé. On pourrait même relever un ou deux mots dans le reste de l'ouvrage ; mais il ne s'ensuit pas que, en dehors de ces taches, il manque d'ailleurs de mérite. En tout cas, nous n'avons pas été les seuls à nous tromper ; car la nouvelle édition porte en tête une approbation de Mgr l'évêque de Nancy, datée du 17 juillet 1846, et ainsi conçue :
« Vu le rapport à nous adressé, par la commission épiscopale pour la propagation des bons livres, sur un ouvrage intitulé TRAITÉ DE L'ESPÉRANCE CHRÉTIENNE, par Gilles Vaugé, prêtre de l'Oratoire, nous avons jugé que la réimpression de cet ouvrage serait utile aux fidèles, et nous lui donnons notre approbation. » — Nous devions cette explication à nous-mêmes, et à nos lecteurs qui en feront leur profit.
Nous pensons comme le rédacteur de la Bibliographie catholique ; le Traité de l’espérance chrétienne est un livre propre à réveiller la confiance en Dieu, surtout en ces temps troublés où l’impiété semble triompher sur tous les fronts.
Ce livre n'est point nouveau, quoique son titre ne l'indique pas ; son auteur est mort il y a plus d'un siècle, et il avait eu une nouvelle édition en 1777. Son mérite lui a valu aussi une traduction en italien par Louis Riccoboni. L'auteur montre les maux que cause aux âmes le défaut de confiance en Dieu, il fait voir les rapports qui existent entre la foi et l'espérance, il développe les fondements et les motifs de l'espérance chrétienne, il montre combien elle est agréable à Dieu, utile à celui qui la possède, comment on doit la conserver au milieu de ses fautes, au milieu même des plus grands périls. La profondeur, la clarté, l'onction avec lesquelles les matières sont traitées font de ce livre un des meilleurs pour les personnes pieuses souvent tentées de défiance ; il ne sera pas moins profitable aux pécheurs à qui la confiance est aussi nécessaire pour revenir à Dieu.
Une mise au point a paru plus tard dans la même revue :
Nous lisons l'article suivant de quelques lignes dans la septième livraison d'une Revue nouvelle intitulée la Voix de l'Église, page 232.
Traité de l'espérance chrétienne, par G.Vaugé. - Ce livre, qui vient d'être réimprimé, est loué par la Bibliographie catholique et le Bulletin de censure, comme un ouvrage profond, clair, solide, plein d'onction, etc. Nous qui l'avons lu avec attention, nous le trouvons, au contraire, sec, peu solide et manquant d'exactitude. L'auteur, prêtre de l'Oratoire, était affilié au parti janséniste. En voici une preuve : « Quelque éclairé que soit l'esprit sur tous les devoirs de la justice chrétienne, il ne les accomplira jamais, si la volonté n'est fortifiée par une grâce puissante et efficace, qui n'est due à personne et qui n'est point donnée à tous (p 59). » — Si les rédacteurs de la Voix de l'Église ont eu l'intention de nous donner un avertissement charitable, nous les en remercions ; si, au contraire, ils ont voulu faire une critique maligne, nous l'acceptons également ; car nous ne sommes pas de ceux qui refusent d'avouer une erreur et de la réparer. Nous nous sommes toujours bien trouvés de notre droiture pour vouloir nous en départir. Nous savions, avant que ces messieurs nous l'eussent appris, que le Père Vaugé avait été secrètement affilié au parti janséniste, mais qu'il s'était appliqué à le dissimuler.
Nous avouons que la phrase citée plus haut se trouve, en effet, dans le livre en question, et qu'elle nous avait échappé. On pourrait même relever un ou deux mots dans le reste de l'ouvrage ; mais il ne s'ensuit pas que, en dehors de ces taches, il manque d'ailleurs de mérite. En tout cas, nous n'avons pas été les seuls à nous tromper ; car la nouvelle édition porte en tête une approbation de Mgr l'évêque de Nancy, datée du 17 juillet 1846, et ainsi conçue :
« Vu le rapport à nous adressé, par la commission épiscopale pour la propagation des bons livres, sur un ouvrage intitulé TRAITÉ DE L'ESPÉRANCE CHRÉTIENNE, par Gilles Vaugé, prêtre de l'Oratoire, nous avons jugé que la réimpression de cet ouvrage serait utile aux fidèles, et nous lui donnons notre approbation. » — Nous devions cette explication à nous-mêmes, et à nos lecteurs qui en feront leur profit.
Nous pensons comme le rédacteur de la Bibliographie catholique ; le Traité de l’espérance chrétienne est un livre propre à réveiller la confiance en Dieu, surtout en ces temps troublés où l’impiété semble triompher sur tous les fronts.