Saint Libère
23 septembre, fête de saint Libère
23 septembre 2009 08:14
C’est aujourd’hui la fête de saint
Libère. Le site Hodie mecum eris in Paradiso a une
excellente notice sur notre patron, bien illustrée de surcroît :
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/23/23-septembre-saint-libere-pape-fondateur-de-l-eglise-sainte.html
Merci à Hodie mecum, que nous recommandons bien volontiers.
Merci à Hodie mecum, que nous recommandons bien volontiers.

Mgr Baunard et saint Libère
29 août 2008 19:29
Encore un nom de poids à ajouter à la
liste des défenseurs de la sainteté de Libère : Monseigneur Louis
Baunard, recteur de l’Université catholique de Lille au XIXe
siècle. Un « digne soldat de la sainte Église » et « un des prêtres
les plus remarquables du clergé contemporain » selon Monseigneur
Fèvre (in Abbé Rohrbacher, Histoire universelle de
l’Église catholique, nouvelle édition par Mgr Fèvre, Paris :
Louis Vivès, 1904, p. 639).
Dans l’Histoire de saint Ambroise, Monseigneur Baunard écrit :
C'était surtout Milan qui, en sa qualité de résidence impériale, était devenue le champ de ces combats en Occident. C'était là qu'Athanase était venu porter devant l'empereur Constant le témoignage de sa foi. C'était là que le pape Libère avait fait à Constance d'intrépides réponses qui témoignent, devant l'histoire, de son orthodoxie.
Et il ajoute la note suivante :
V. sur le pape S. Libère et son orthodoxie Zaccaria : De commentitio Liberii lapsu. — Alzog, Hist. de l'Église ; Paris, 1849, p. 376. — Hefele, Hist. des Conciles, t. II, p. 66. — É. Dumont, Revue des quest. hist., juillet 1866.
Dans l’Histoire de saint Ambroise, Monseigneur Baunard écrit :
C'était surtout Milan qui, en sa qualité de résidence impériale, était devenue le champ de ces combats en Occident. C'était là qu'Athanase était venu porter devant l'empereur Constant le témoignage de sa foi. C'était là que le pape Libère avait fait à Constance d'intrépides réponses qui témoignent, devant l'histoire, de son orthodoxie.
Et il ajoute la note suivante :
V. sur le pape S. Libère et son orthodoxie Zaccaria : De commentitio Liberii lapsu. — Alzog, Hist. de l'Église ; Paris, 1849, p. 376. — Hefele, Hist. des Conciles, t. II, p. 66. — É. Dumont, Revue des quest. hist., juillet 1866.
Le cardinal Dechamps et saint Libère
15 juillet 2008 21:39
Dans L’infaillibilité et le Concile général, le cardinal
Dechamps (archevêque de Malines, Primat de Belgique) justifie le
pape saint Libère :
Les adversaires de l'infaillibilité du Saint-Siège ont lu et relu l'histoire ecclésiastique, et dans cette histoire de près de vingt siècles, qu'ont-ils trouvé de plus fort en faveur de leur triste thèse ?
Deux faits étrangers à la question !
En effet, ces deux faits sont ceux de Libère et d'Honorius, du saint Pape Libère signant la première formule de Sirmium, et du grand Honorius répondant à Sergius de Constantinople lorsque le monothélisme se voilait encore.
Or, dans ces deux circonstances, ni Libère ni Honorius n'ont parlé ex cathedra.
Que faut-il, en effet, pour que les Souverains Pontifes parlent ex cathedra ?
Il faut qu'ils parlent librement à l'Église universelle, et que la doctrine qu'ils définissent soit formulée en termes qui expriment l'obligation d’adhérer à leur définition.
Rien de semblable, d'abord, dans ce qu'on reproche à Libère.
Libère n'était pas libre quand il souscrivit la première formule de Sirmium. Cette formule, du reste, ne renfermait pas l'hérésie arienne ; elle n'était répréhensible que par ses réticences ; et loin de la signer librement, Libère ne la souscrivit que vaincu par les souffrances d'un exil de plusieurs années, par la crainte du supplice, et plus encore par la peine de savoir un antipape sur le Saint-Siège. Des historiens protestants, les centuriateurs de Magdebourg, le reconnaissent eux-mêmes. « Tout ce que l'on raconte de la souscription de Libère, disent-ils, ne tombe nullement sur le dogme arien qui n'était pas exprimé dans la formule, mais sur la condamnation d'Athanase, et il est certain que Libère ne cessa pas de professer la foi de Nicée. »
Et puis, Libère ne proposa certainement pas la formule de Sirmium à la foi de l'Église universelle, et, par conséquent ne fit rien qui ressemblât à une définition dogmatique.
Libère a donc péché par faiblesse, mais sans jamais rien enseigner contre la foi. Il a prouvé qu'il n'était pas impeccable, mais ce qu'il a fait ne prouve absolument rien contre l'infaillibilité des Souverains Pontifes parlant ex cathedra.
Libère reconnut sa faute, la pleura, reprit avec son premier courage la défense d'Athanase, rejeta la profession de foi de Rimini en 359, mourut saintement. Ce pontife termina sa carrière avec toute la gloire qui avait illustré la très grande partie d'un règne de plus de quatorze ans, et qu'un moment de faiblesse n'a pu ternir. Plusieurs historiens de grande autorité n'admettent même pas ce moment de faiblesse, et les preuves ne leur manquent pas pour établir que rien n'a fait tache dans cette sainte vie. Presque tous les Pères donnent au Pape Libère le nom de Bienheureux. (Pp. 107-109.)
Ce texte a été repris par Mgr Cecconi, Histoire du Concile du Vatican (tome IV), pp. 99-100.
Les adversaires de l'infaillibilité du Saint-Siège ont lu et relu l'histoire ecclésiastique, et dans cette histoire de près de vingt siècles, qu'ont-ils trouvé de plus fort en faveur de leur triste thèse ?
Deux faits étrangers à la question !
En effet, ces deux faits sont ceux de Libère et d'Honorius, du saint Pape Libère signant la première formule de Sirmium, et du grand Honorius répondant à Sergius de Constantinople lorsque le monothélisme se voilait encore.
Or, dans ces deux circonstances, ni Libère ni Honorius n'ont parlé ex cathedra.
Que faut-il, en effet, pour que les Souverains Pontifes parlent ex cathedra ?
Il faut qu'ils parlent librement à l'Église universelle, et que la doctrine qu'ils définissent soit formulée en termes qui expriment l'obligation d’adhérer à leur définition.
Rien de semblable, d'abord, dans ce qu'on reproche à Libère.
Libère n'était pas libre quand il souscrivit la première formule de Sirmium. Cette formule, du reste, ne renfermait pas l'hérésie arienne ; elle n'était répréhensible que par ses réticences ; et loin de la signer librement, Libère ne la souscrivit que vaincu par les souffrances d'un exil de plusieurs années, par la crainte du supplice, et plus encore par la peine de savoir un antipape sur le Saint-Siège. Des historiens protestants, les centuriateurs de Magdebourg, le reconnaissent eux-mêmes. « Tout ce que l'on raconte de la souscription de Libère, disent-ils, ne tombe nullement sur le dogme arien qui n'était pas exprimé dans la formule, mais sur la condamnation d'Athanase, et il est certain que Libère ne cessa pas de professer la foi de Nicée. »
Et puis, Libère ne proposa certainement pas la formule de Sirmium à la foi de l'Église universelle, et, par conséquent ne fit rien qui ressemblât à une définition dogmatique.
Libère a donc péché par faiblesse, mais sans jamais rien enseigner contre la foi. Il a prouvé qu'il n'était pas impeccable, mais ce qu'il a fait ne prouve absolument rien contre l'infaillibilité des Souverains Pontifes parlant ex cathedra.
Libère reconnut sa faute, la pleura, reprit avec son premier courage la défense d'Athanase, rejeta la profession de foi de Rimini en 359, mourut saintement. Ce pontife termina sa carrière avec toute la gloire qui avait illustré la très grande partie d'un règne de plus de quatorze ans, et qu'un moment de faiblesse n'a pu ternir. Plusieurs historiens de grande autorité n'admettent même pas ce moment de faiblesse, et les preuves ne leur manquent pas pour établir que rien n'a fait tache dans cette sainte vie. Presque tous les Pères donnent au Pape Libère le nom de Bienheureux. (Pp. 107-109.)
Ce texte a été repris par Mgr Cecconi, Histoire du Concile du Vatican (tome IV), pp. 99-100.
Une ville pour saint Libère
28 juin 2008 21:06
Voici une preuve tangible de la
sainteté du pape Libère : il existe en Suisse une petite ville
appelée en l’honneur de ce pape, la commune de Saint-Livres :
Saint-Livres doit son nom à Saint Libère, pape de 352 à 366, à qui la première église fut dédiée. Les premiers actes écrits datent de 1259, époque où notre village dépendait de Pierre de Savoie, avant de suivre les destinées de la baronnerie d'Aubonne.
La suite sur le site http://www.st-livres.ch/.
Saint-Livres doit son nom à Saint Libère, pape de 352 à 366, à qui la première église fut dédiée. Les premiers actes écrits datent de 1259, époque où notre village dépendait de Pierre de Savoie, avant de suivre les destinées de la baronnerie d'Aubonne.
La suite sur le site http://www.st-livres.ch/.
Encore des défenseurs de saint Libère
14 juin 2008 22:47
Nous avons toujours à cœur de défendre
la sainteté de notre patron saint Libère. Parmi les défenseurs du
grand Pape, on peut ajouter Monseigneur Barbier de Montault, qui le
nomme « saint Libère » dans le tome 3 des Œuvres
complètes (pp. 135 et 139) : http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=104.
L’abbé Guyot, dans le premier tome de La somme des Conciles généraux et particuliers (http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=259) écrit ceci :
Que S. Libère, faligué des rigueurs de l'exil, menacé des derniers malheurs, ait signé la première formule de Sirmich, d'abord cette formule n'était pas arienne, bien que le mot consubstantiel en fut exclus ; en second lieu, souscrire n'était pas définir, c'était seulement omettre d'une manière scandaleuse de proclamer sa foi dans des circonstances où il était requis de le faire ; en troisième lieu, cette chute prétendue du pape Libère est une fable inventée par les ariens, et le récit très-animé de Bossuet repose sur des pièces apocryphes, fabriquées par eux, les meilleurs critiques en conviennent ; quatrièmement, le fait est au moins incertain, et d'un fait douteux on ne peut rien arguer ; enfin, la chute de Libère fut-elle certaine, Bossuet se répond à lui-même « qu'il n'a cédé qu'à la force ouverte, et que tout acte qui est extorqué par la force ouverte, est nul de tout droit » (p. 345).
Enfin Monseigneur Fèvre a étudié à fond la question de la prétendue chute de saint Libère dans le tome 3 de son Histoire apologétique de la Papauté (http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=137), dont voici un extrait :
Le pape Libère, selon le témoignage unanime des Égyptiens, ne faisait qu'un avec saint Athanase. Toutes les traditions de l'Église copte, tous les documents qu'elle nous a transmis, légendes, histoires, chroniques patriarcales, sont parfaitement d'accord sur ce point. Aucun Égyptien n'a jamais admis la prétendue chute du pape Libère. Maintenant encore les coptes, devenus jacobites et schismatiques, ont conservé pour saint Libère, évêque de Rome, une si profonde vénération, qu'ils célèbrent chaque année deux fêtes en son honneur. (pp. 125-136).
L’abbé Guyot, dans le premier tome de La somme des Conciles généraux et particuliers (http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=259) écrit ceci :
Que S. Libère, faligué des rigueurs de l'exil, menacé des derniers malheurs, ait signé la première formule de Sirmich, d'abord cette formule n'était pas arienne, bien que le mot consubstantiel en fut exclus ; en second lieu, souscrire n'était pas définir, c'était seulement omettre d'une manière scandaleuse de proclamer sa foi dans des circonstances où il était requis de le faire ; en troisième lieu, cette chute prétendue du pape Libère est une fable inventée par les ariens, et le récit très-animé de Bossuet repose sur des pièces apocryphes, fabriquées par eux, les meilleurs critiques en conviennent ; quatrièmement, le fait est au moins incertain, et d'un fait douteux on ne peut rien arguer ; enfin, la chute de Libère fut-elle certaine, Bossuet se répond à lui-même « qu'il n'a cédé qu'à la force ouverte, et que tout acte qui est extorqué par la force ouverte, est nul de tout droit » (p. 345).
Enfin Monseigneur Fèvre a étudié à fond la question de la prétendue chute de saint Libère dans le tome 3 de son Histoire apologétique de la Papauté (http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=137), dont voici un extrait :
Le pape Libère, selon le témoignage unanime des Égyptiens, ne faisait qu'un avec saint Athanase. Toutes les traditions de l'Église copte, tous les documents qu'elle nous a transmis, légendes, histoires, chroniques patriarcales, sont parfaitement d'accord sur ce point. Aucun Égyptien n'a jamais admis la prétendue chute du pape Libère. Maintenant encore les coptes, devenus jacobites et schismatiques, ont conservé pour saint Libère, évêque de Rome, une si profonde vénération, qu'ils célèbrent chaque année deux fêtes en son honneur. (pp. 125-136).