Monfat

Les vrais principes de l'éducation chrétienne

Nous attirons l'attention des professeurs, des parents et de tous ceux qui s'intéressent à l'enseignement, sur le livre du Père mariste Antoine Monfat (1820-1898), Les vrais principes de l'éducation chrétienne, mis en ligne aujourd'hui. Le Père Monfat a été professeur de petit séminaire et directeur du collège libre de Saint-Vincent de Senlis (qui existe encore aujourd'hui). Son ouvrage contient non seulement d'excellents principes, mais aussi des recommandations et des conseils pratiques sur tout ce qui touche à l'enseignement chrétien. On mesure la valeur de son livre au fait que nul autre que le patron des éducateurs, saint Jean Bosco, en recommandait la lecture à ses professeurs (le livre a été traduit en italien).

L'avenir de la religion réside dans nos enfants. On sait que les gouvernements déploient des efforts considérables afin que pas un seul n'échappe à l'esprit impie de l'éducation publique, témoins les persécutions récentes en Allemagne contre l'école à la maison et le cours d'apostasie imposé au Québec. Le rêve de l'état sans Dieu est d'élever tous les enfants sans exception depuis le berceau, et de produire des générations de jouisseurs indifférents, tolérants, démocrates, adeptes des droits de l'homme. Si le Léviathan parvient à ses buts, sauf un miracle, la foi s'éteindra en deux ou trois générations. Il faut, « par tous les moyens et au prix de tous les efforts » (saint Pie X), élever chrétiennement nos enfants, et les préparer à des combats encore plus pénibles que les nôtres.

En aparté, et puisque nous publions depuis quelques semaines la Bibliothèque des classiques chrétiens latins et grecs de Mgr Gaume, voici l'opinion du Père Monfat sur la question des classiques :

« 1° Il n'est pas besoin d'examiner longuement le programme de l'Université, qui l'impose, hélas ! à toutes les écoles prétendues libres à cause de la nécessité du baccalauréat, pour reconnaître qu'il a été rédigé sous l'inspiration d'une souveraine indifférence religieuse. Ne serions-nous même pas autorisés à dire, d'une secrète hostilité ? À part l'Epitome historiæ sacræ, les classiques chrétiens en sont, la plupart du temps, exclus ; ce qui revient à poser en principe cette maxime aussi dangereuse que fausse, que les auteurs chrétiens ne méritent pas d'être classiques. Pendant quelques années, il a été fait grâce à saint Chrysostome, à cause de son incomparable éloquence et de la limpidité et du charme de son style ; au discours de saint Basile sur l'usage des auteurs profanes, parce que, en faussant sa pensée, on pouvait s'appuyer sur lui pour autoriser l'envahissement des anciens. Mais depuis longtemps on a fait justice de ces deux Pères. Il est question aujourd'hui de faire une part aux classiques chrétiens ; mais combien de temps durera cette mesure parcimonieuse et tardive ? Pour être bachelier, il faut donc tenir pour certain que le beau en tous genres est exclusivement païen, et que les écrits où sont racontées les suaves et sublimes origines de la religion ne sont bons tout au plus que pour les enfants. Même injustice exorbitante pour l'enseignement de l'histoire. Celle du peuple de Dieu et de l'Église n'est jugée propre qu'à occuper des mémoires incapables encore de faits plus sérieux. Il n'en est plus question à partir de la cinquième.
« Si du moins l'histoire des peuples anciens, ou du moyen âge et des temps modernes, était exposée de manière à faire ressortir la plus grande leçon, la seule leçon nécessaire qui en découle, le besoin de Jésus Christ et de sa religion ! Mais c'est le moindre souci du programme ; ou plutôt il accuse le désir d'esquiver le plus possible cette leçon ou de la résoudre d'une manière tout opposée à l'Église. Il y a même dans l'ensemble des questions d'histoire et de géographie, et dans les réponses qui y sont faites par les auteurs approuvés, je ne sais quel esprit d'impartialité superbe entre l'erreur et la vérité qui ne peut être que mortel à la simplicité de la foi. C'est ainsi, pour ne citer que cet exemple qui fait comprendre notre pensée, qu'on appelle Jérusalem : la ville sainte des chrétiens, comme la Mecque est la ville sainte des musulmans. Les ruines de Jérusalem et celles d'Athènes, le Jourdain et l'Eurotas, le Liban et l'Ida, sont l'objet des mêmes regrets poétiques, sauf un accent plus pénétrant en faveur de ce qui fut païen. Les disciples du Sauveur ne peuvent pas se plaindre : on daigne faire place à leurs croyances dans la dispensation des croyances officielles. Leurs croyances leur sont, il est vrai, plus chères que la vie ; les vérités qu'elles ont pour objet sont plus certaines et plus importantes que l'existence de l'univers. Celles à côté desquelles on leur donne rang sont des fables dont on rit, des souvenirs qui n'intéressent que l'écorce de la civilisation. Mais les programmes se doivent à tous, et l'État n'a pas le droit de pencher en faveur des vérités éternelles.
« Nous voici aux classes de lettres. On met les poètes entre les mains des écoliers. On en a expurgé, il est vrai, les obscénités les plus grossières. Mais plus d'un éditeur s'est dispensé de ce scrupule ; leurs exemplaires circulent dans les mains des jeunes gens. Et quels restes nauséabonds on en trouve, même dans les plus châtiés ! Autrefois la candeur de l'enfant n'y soupçonnait point de mal ; aujourd'hui la corruption prématurée cherche, même dans les vers inoffensifs, le venin qu'elle sait circuler un peu partout. Voilà, sous le masque des faux Dieux, toutes les passions exposées au jour, illustrées, glorifiées ! les images poétiques embellissent toute laideur et arrachent du cœur des adolescents l'horreur dont le baptême les a doués contre les choses impures. Tout cela, le maître, par une brillante analyse, le déclare et le démontre admirable. Voilà Horace qui célèbre en des strophes d'une gracieuse mélancolie la brièveté de la vie et l'incertitude du lendemain, qui tire de là des préceptes de conduite en apparence si sages :

Eheu ! fugaces, Posthume, Posthume ; Labuntur anni !... Æquam memento rebus in arduis Servare mentem... Moriture Delli !


« Au fond, que veut-il ? décider ses amis à se hâter de jouir, car le temps est court ; et une fois mort, il n'y a plus rien, pas même le regret d'avoir si mal profité de la vie !... C'est le renversement de la morale de l'Évangile ; et cependant a-t-on soin de le remarquer, de le signaler, en le flétrissant, à l'attention et à l'indignation des jeunes âmes ?
« 2° Voilà bien l'état, le déplorable état des choses ; et il est bien vrai que, en dehors des maisons ecclésiastiques, ou de quelques collèges laïques, en trop petit nombre, hélas ! dont les maîtres ont un cœur d'apôtre, on n'y trouve rien à redire, rien à corriger. Au contraire, on abonde dans cet esprit païen, et l'on met son devoir à l'inoculer profondément dans les jeunes âmes. Or, est-il difficile de comprendre quels doivent être nécessairement les résultats de cette dangereuse indifférence ? Supposons des enfants qui jouent sur une pente au penchant de laquelle est un abîme ; ils l'ignorent ou ils l'oublient ; et ces attraits vertigineux que le vulgaire attribue aux gouffres les rapprochent des bords : N'y a-t-il pas pour eux le grave danger d'une mort effroyable ? C'est l'image des périls de l'enseignement païen donné avec indifférence, sans qu'on songe à le rectifier.
« N'est-il pas vrai que l'enfant subit en naissant les secrets attraits de l'erreur et du mal, qu'il grandit sur la pente de la concupiscence, le cœur plein de révoltes contre les préceptes divins et de doutes contre les dogmes ? Ce sont là, au fond de son âme, des intelligences avec l'ennemi et comme les appels mystérieux de l'abîme. Eh ! bien, l'enseignement païen, c'est-à-dire qui a pour matière les choses du paganisme, privé du contre-poison d'une sage critique et d'une correction chrétienne, ne peut que favoriser ces révoltes, encourager ces doutes et rendre la pente plus glissante.
« En effet, cet état de déchéance originelle, de défaut de rectitude et d'impulsion natives vers le bien, est par lui-même une maladie morale contre laquelle il y a obligation de réagir sans cesse. Le laisser-aller, c'est la mort. Le champ sans culture se couvre de ronces et de poisons. Quand on ne réagit pas contre la chair, dit saint Paul, « les passions des péchés travaillent dans les membres pour porter des fruits de mort (Rom. VII, 5). » Or, le système contre lequel nous protestons, c'est le laisser-aller de l'esprit et du cœur ; c'est l'abandon de l'âme à ses inclinations naturelles pendant la très-grande partie du temps, et par les exercices mêmes que l'on emploie à la développer. Tout ce qui occupe la mémoire et l'imagination, tout ce qui sert à former la raison et le goût, tout ce qui fixe l'attention et concentre les réflexions, ce sont choses au moins étrangères à la foi. Non-seulement le texte des auteurs, mais les mille digressions que l'explication en suppose, tout plonge ces pauvres âmes dans la mythologie, dans les opinions, la politique, les mœurs des païens. Tout cela constitue pour elles une atmosphère malsaine, composée d'éléments contraires à l'air natal des esprits chrétiens. Quelle triste santé surnaturelle doit sortir de là ! Quelle faiblesse de tempérament moral ! quel dégoût des choses divines ! quel oubli des dernières destinées ! Hélas ! il n'est pas vrai de dire de la Patrie céleste, comme de la terre où l'on a pris naissance, qu'elle ne cesse de provoquer l'amour par de doux souvenirs et qu'elle ne souffre jamais qu'on perde sa mémoire. Peu à peu son image s'efface, les attraits gravés au fond du cœur par le baptême perdent de leur empire ; et l'enfant, nourri par l'étrangère, oublie sa mère, son foyer, son héritage et son avenir.
« Aussi, en permettant, dans une certaine mesure, l'usage des auteurs profanes dans l'éducation, saint Basile recommande-t-il avec soin de la sagesse. Il veut qu'on mette les enfants en garde contre leurs maximes, et qu'on ne leur livre pas le gouvernail de ces tendres âmes. Il donne les règles et les exemples d'une sage critique pour discerner ce qui est contraire à la foi, afin de le rejeter ; ce qui est favorable, pour montrer, par le parallèle, la supériorité infinie des enseignements chrétiens ; ce qui est indifférent, pour le ramener à la morale de l'Évangile. Jamais de neutralité, ni d'oubli de la fin à laquelle toute bonne éducation doit tendre sans cesse. Or, c'est précisément ce grand devoir qui préoccupe le moins la plupart des maîtres laïques. On laisse dans l'oubli les choses saintes, ou l'on n'en parle que froidement ; et l'on traite avec chaleur de la littérature, de la philosophie, de l'histoire et des fables des anciens : est-il possible que l'élève hésite à préférer tout cela et à oublier le reste ? La pente défectueuse de sa nature le fait incliner vers ces vaines et fausses maximes ; et, pendant dix années, on lui en remplit la tête, en se donnant mille peines pour les lui faire aimer. Il est vrai : on réussit rarement. Ces choses-là inspirent, ou plus tôt ou plus tard, le dégoût ; mais les choses de la foi n'en sont pas moins oubliées, et ce dégoût du faux, qui n'est pas corrigé par le culte du vrai, est un danger de plus pour les jeunes âmes qui perdent peu à peu le besoin de la vérité et le courage de la vertu.
« Un autre danger, c'est la persuasion, très-mal fondée, d'ailleurs, qu'on cherche à communiquer aux élèves, de la supériorité des classiques païens au point de vue du beau. Une telle appréciation suppose ou un goût superficiel ou de la mauvaise foi. Saint Augustin s'est reproché avec une humble amertume d'avoir subi cette erreur ; et il l'attribue à l'orgueil de son esprit qui l'empêchait de pénétrer dans les profondeurs de la littérature chrétienne. « Une fois attentif et soumis, s'écrie-t-il, j'ai vu qu'elle reste inaccessible aux superbes et qu'elle dépasse les forces de l'enfance : mais comme elle grandit et paraît sublime quand on l'étudie avec persévérance ! (Confess. Lib. III, cap. V.) »
« Assurément, s'il fallait entendre par le beau littéraire l'ordonnance savante des parties, les grâces naturelles ou étudiées de la forme, la science ou l'instinct des procédés du style, on devrait attribuer l'avantage aux profanes. Mais toutes ces ressources, dont nous avouons qu'il faut tenir bon compte, ne sauraient aveugler un esprit sérieux et sincère sur la pauvreté relative du fonds qu'elles exploitent. Et cependant, par le seul fait qu'on met ces sortes d'œuvres exclusivement entre les mains des élèves, on suppose, nous l'avons déjà insinué, que tout le beau est là. On va plus loin. La plupart des maîtres laïques, tout en prodiguant les critiques élogieuses aux chefs-d'œuvre antiques, passent sous silence, ou rabaissent les pages les plus belles de la Bible et des Pères. Est-ce ignorance de ces incomparables beautés, est ce frivolité d'esprit qui rend incapable de les goûter, est-ce parti pris de justifier la voie où l'on s'est engagé ? peu importe. L'enfant grandit en entendant répéter que les lettres religieuses sont peu dignes d'occuper un esprit cultivé, que le style en est barbare. De l'aveu des élèves qui, malgré ces déclamations sottes, quelquefois perverses, sont demeurés croyants, c'est une tentation fort dangereuse. Car, comment admettre que le beau se sépare ainsi du bon, dont il ne doit être, comme l'a si bien dit Platon, que la splendeur ? Comment admettre qu'elle vienne de l'Esprit de Dieu, de cet Esprit qui a tout fait par les nombres, comme dit saint Augustin, une doctrine qui n'a ni harmonie, ni grâce, et qui méconnaît ainsi un des nobles besoins de la nature humaine ? L'enfant est incapable de saisir le faux de ces analyses ; il peut d'autant moins comprendre ce qu'il y a d'insuffisant et de frivole dans les littératures antiques, qu'on s'obstine davantage à rendre obtus dans son esprit le sens des beautés profondes et sublimes. Le voilà donc livré, par une séduction nouvelle, par l'éveil du faux sentiment des arts, à cette atmosphère païenne, condamné à y étouffer peu à peu, en se complaisant là où il dépérit. Pour en revenir à notre allégorie, le voilà qui joue sur la pente de l'abîme, sans être averti des périls qu'il court, sans être retenu, et formé, au contraire, à croire qu'en se laissant aller il marche dans le sens de sa perfection.
« Or, cependant, nous n'avons encore constaté le danger de cet état de l'enseignement qu'au point de vue négatif, en tant qu'il met de côté l'Évangile et qu'il est ce que nous avons appelé le laisser-aller de l'esprit sur sa pente dangereuse, à l'époque si délicate de sa formation. Mais quand les auteurs païens sont, non plus seulement indifférents, mais contraires et même contradictoires à l'Évangile, n'est-il pas évident que le danger devient encore plus grave ? Le maître, qui est forcé d'expliquer à ses élèves ces textes impies, qui les oblige à respirer et à manier ce poison, n'est-il pas mis en demeure de les signaler pour tels, de tenir ces enfants en défiance, de leur multiplier les antidotes ? Et s'il ne le fait pas, s'il néglige ce devoir sacré, la ruine des jeunes âmes n'est-elle pas probable ? ne doit-elle pas provoquer la compassion et le dévouement du sacerdoce ? Or, il en est ainsi des milliers de fois dans le cours d'une seule année. Des milliers de fois des textes, ou trop inaperçus et inoculant leur venin à la longue jusqu'à infecter toute la constitution morale des élèves, ou applaudis par le maître et s'imposant de toute son autorité, mettent leur foi en échec.
« Prenons au hasard dans les chefs-d'œuvre les plus réputés et dont nos pelagiens modernes ne cessent de dire qu'ils élèvent le niveau de la morale publique. Dans Œdipe à Colone et Iphigénie en Aulide, nous entendons Thésée qui accueille le roi fugitif, Achille qui s'emploie avec colère à sauver la vie de la vierge royale. Quels sont leurs moyens et leurs mobiles ? Pas d'autre que l'égoïsme, le honteux égoïsme ! ils se défendent expressément d'obéir à tout autre sentiment qu'à celui de l'intérêt du pays, ou de leur dignité compromise ! Est-il possible de contrevenir avec plus d'éclat au précepte de l'abnégation qui est le fondement de l'Évangile ?
« Écoutons Cicéron qui reproche à Verrès son attentat contre Gavius. Parce que cet homme est citoyen romain, le crime dont sa personne est l'objet est plus grave que les atroces supplices et la mort douloureuse d'un grand nombre d'officiers de la marine sicilienne ! Peut-on plus formellement infirmer la valeur de la Rédemption en face de laquelle il n'est plus de Grecs ni de barbares, et chaque âme se recommande, indépendamment de toute condition personnelle, par le prix du sang qui l'a rachetée ! — Voilà Virgile qui, pour intéresser à l'enfant, dont une amitié suspecte a fait sa proie, fait un mérite à sa vertu de sa beauté corporelle (Æneid. Lib. V). La vérité est ici tout à fait renversée. La beauté va non pas du corps à l'âme, mais de l'âme au corps, de la vertu aux grâces extérieures. Au ciel, c'est la splendeur de l'âme, glorifiée par le Saint-Esprit, qui s'irradiera à travers les organes des sens (Rom. VIII, 11). Ici-bas, c'est la sagesse, c'est la vie divine de l'âme qui « répand les grâces sur la tête de l'adolescent et met à son cou un collier précieux... C'est elle qui donne des charmes à son sourire ; et à son front une auréole d'honneur (Prov. I, IV, XVI). » « Quand l'âme est pure, » a dit notre divin Maître, « tout le corps est lumineux (Luc, XI, 24). » C'est comme une flamme qui brûle au fond d'une lampe d'albâtre qu'elle rend toute resplendissante. Ainsi dans les textes les moins suspects en apparence, les plus vantés, non pas dans ceux qu'on regarde généralement comme dangereux, et qu'on croit être en petit nombre, nous voyons l'Évangile formellement contredit.
« Cet état de choses n'est-il pas très-grave ? Est-ce que Jésus-Christ est venu tout renouveler sur la terre, pour qu'on joue ainsi avec les erreurs qui sont la première cause de sa mort, pour qu'on ressuscite les maximes qu'il a détruites par son sang ? Nous ne voulons pas dire qu'il faille livrer aux flammes tous les auteurs païens, ni même les proscrire de l'éducation de la jeunesse absolument ; mais il est intolérable qu'on fasse exclusivement et sans émotion, sans correction, des maximes antireligieuses dont ils sont pétris, le flambeau de l'esprit, l'aliment du cœur de la jeunesse chrétienne. Et, répétons-le encore, il est temps que les apôtres interviennent ; du poids de leur autorité, qu'ils agissent sur l'opinion pour chasser totalement, sinon les païens, au moins le paganisme de nos écoles ; et, en attendant ce moment qui sera décisif pour la régénération sociale, qu'ils se dévouent à préserver de ce mal le plus grand nombre possible de jeunes âmes ! »
(P. A. Monfat, Les vrais principes de l'éducation chrétienne, Bray et Retaux, libraires-éditeurs, 1875, pp. 97-107)