Histoire
Église et Nation, La question liturgique en France au XIXe siècle
19 avril 2011 22:22
Ceux qui s’intéressent à l’histoire religieuse du
XIXe siècle liront avec profit le livre Église
et Nation — La question liturgique en France au
XIXe siècle. C’est un essai écrit par Vincent
Petit, professeur agrégé et docteur en histoire, et
publié par les Presses Universitaires de Rennes en
2010.
Église et Nation retrace l’histoire du rétablissement de la liturgie romaine en France entre 1840 et 1875. Dom Guéranger occupe évidemment la place qu’il mérite dans l’ouvrage, mais on retrouve aussi les ultramontains Gousset, Parisis, Gaume, Rohrbacher, Veuillot, du Lac, etc. À noter que le dernier évêque à adopter la liturgie romaine est le libéral Dupanloup, en 1875.
L’ouvrage est agrémenté d’un glossaire, d’une liste des imprimés concernant la question liturgique en France (1830-1874), ainsi que d’un index. C’est ainsi une mine de références sur le sujet.
On peut commander l’ouvrage en ligne sur ce lien : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2309.
Église et Nation retrace l’histoire du rétablissement de la liturgie romaine en France entre 1840 et 1875. Dom Guéranger occupe évidemment la place qu’il mérite dans l’ouvrage, mais on retrouve aussi les ultramontains Gousset, Parisis, Gaume, Rohrbacher, Veuillot, du Lac, etc. À noter que le dernier évêque à adopter la liturgie romaine est le libéral Dupanloup, en 1875.
L’ouvrage est agrémenté d’un glossaire, d’une liste des imprimés concernant la question liturgique en France (1830-1874), ainsi que d’un index. C’est ainsi une mine de références sur le sujet.
On peut commander l’ouvrage en ligne sur ce lien : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2309.
Comments
Un évêque « grave, quoique jeune et vigoureux »
25 février 2009 20:00
Les images de Mgr Williamson montrant le poing à un
journaliste agressif qui le harcelait nous ont fait
penser à un évêque de l’époque des Croisades. C’est
dans l’abbé Rohrbacher que l’on peut lire le
dialogue entre un musulman et cet évêque «
grave, quoique jeune et vigoureux » :
Le chef des Arabes s'avança avec dix-sept des principaux, et entra dans l'enclos qui servait de camp aux chrétiens, laissant à la porte son fils, pour empêcher les autres d'y entrer. Quand il fut monté à la chambre où étaient enfermés l'archevêque de Mayence et l'évêque de Bamberg, l'évêque le pria de prendre tout ce qu'ils avaient et de les laisser aller. Le barbare, fier de sa victoire et irrité de leur résistance, dit que ce n'était pas à eux à lui faire la loi, et, qu'après leur avoir tout ôté, il prétendait encore manger leur chair et boire leur sang, et aussitôt, dénouant son turban, il le mit autour du cou de l'évêque. Le prélat, qui était grave, quoique jeune et vigoureux, ne put souffrir cette indignité, et lui donna un si grand coup de poing dans le visage, qu'il le jeta sur le carreau, criant qu'il fallait commencer par le punir de son impiété, d'avoir mis sa main profane sur un prêtre de Jésus-Christ. Les autres chrétiens vinrent au secours, prirent ce chef et ceux qui l'avaient accompagné, et leur lièrent les mains derrière le dos si serrées, que le sang sortait par les ongles. Le combat recommença avec plus de violence que devant ; mais les chrétiens, pour arrêter l'effort des Arabes, leur présentaient leurs chefs liés, avec un homme l'épée à la main, prêt à leur couper la tête. (Abbé Rohrbacher, Histoire universelle de l’Église catholique, Liège : Imprimerie de J.-G. Lardinois, 1845. Tome 14, pp. 131-133.)
La Bibliothèque Nationale de France a numérisé tout Rohrbacher qui est disponible ici :
Histoire universelle de l'Église catholique / par Rohrbacher ; continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume,... ; nouv. éd. par monseigneur Fèvre,...( Voir la liste des volumes )
Le chef des Arabes s'avança avec dix-sept des principaux, et entra dans l'enclos qui servait de camp aux chrétiens, laissant à la porte son fils, pour empêcher les autres d'y entrer. Quand il fut monté à la chambre où étaient enfermés l'archevêque de Mayence et l'évêque de Bamberg, l'évêque le pria de prendre tout ce qu'ils avaient et de les laisser aller. Le barbare, fier de sa victoire et irrité de leur résistance, dit que ce n'était pas à eux à lui faire la loi, et, qu'après leur avoir tout ôté, il prétendait encore manger leur chair et boire leur sang, et aussitôt, dénouant son turban, il le mit autour du cou de l'évêque. Le prélat, qui était grave, quoique jeune et vigoureux, ne put souffrir cette indignité, et lui donna un si grand coup de poing dans le visage, qu'il le jeta sur le carreau, criant qu'il fallait commencer par le punir de son impiété, d'avoir mis sa main profane sur un prêtre de Jésus-Christ. Les autres chrétiens vinrent au secours, prirent ce chef et ceux qui l'avaient accompagné, et leur lièrent les mains derrière le dos si serrées, que le sang sortait par les ongles. Le combat recommença avec plus de violence que devant ; mais les chrétiens, pour arrêter l'effort des Arabes, leur présentaient leurs chefs liés, avec un homme l'épée à la main, prêt à leur couper la tête. (Abbé Rohrbacher, Histoire universelle de l’Église catholique, Liège : Imprimerie de J.-G. Lardinois, 1845. Tome 14, pp. 131-133.)
La Bibliothèque Nationale de France a numérisé tout Rohrbacher qui est disponible ici :
Histoire universelle de l'Église catholique / par Rohrbacher ; continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume,... ; nouv. éd. par monseigneur Fèvre,...( Voir la liste des volumes )
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